Dans une démarche d’aménagement extérieur durable et respectueux de l’environnement, le maintien de l’équilibre biologique est essentiel. Chez Lelievre, entreprise familiale spécialisée dans le paysagisme éco-responsable depuis des décennies à Bry-sur-Marne, nous concevons des jardins conçus pour être à la fois esthétiques, efficaces et peu exigeants en entretien. L’un des piliers de notre philosophie repose sur les traitements et soins « Zéro Phyto ». Pour préserver la santé de vos végétaux sans recourir à la chimie, la nature nous offre des solutions redoutables, à l’image d’un insecte particulièrement apprécié : la coccinelle.
L’essentiel de l’article en quelques mots
- La problématique : Les invasions soudaines de pucerons épuisent la sève des végétaux, freinent leur croissance et dégradent l’esthétique des aménagements paysagers, poussant parfois à l’usage de produits toxiques.
- Les points importants : Face aux restrictions légales sur les pesticides et à la nécessité de préserver la biodiversité, les particuliers comme les copropriétés doivent adopter des méthodes d’entretien écologiques, tout en maîtrisant les coûts de gestion des espaces verts.
- Les solutions : L’intégration ciblée et la préservation d’insectes utiles, comme la coccinelle, permettent de réguler naturellement les populations de parasites, offrant ainsi une protection pérenne, autonome et 100 % écologique pour vos plantes.
Qui sont vraiment les pucerons ?
Pour bien lutter contre un parasite, il faut d’abord le comprendre. Les pucerons sont de minuscules insectes piqueurs-suceurs mesurant entre 1 et 4 millimètres. Selon les espèces, ils peuvent être de couleur verte, noire, jaune ou cendrée. Ils se regroupent souvent en colonies denses sur les jeunes pousses, les boutons floraux et au revers des feuilles.
Mais comment arrivent-ils sur vos plantes ? Au printemps, lorsque les températures s’adoucissent, des pucerons femelles ailées sont portées par le vent. Dès qu’elles trouvent un végétal hôte, elles s’y installent et commencent à se reproduire à une vitesse fulgurante par parthénogenèse (sans accouplement).
Certains facteurs favorisent grandement leur prolifération :
- Un excès d’azote : Des engrais chimiques trop riches « boostent » la production de sève tendre, dont les pucerons raffolent.
- Le climat : Un temps chaud et humide au printemps est le cocktail idéal pour leur développement.
- Un manque de biodiversité : Un jardin trop aseptisé manquera de prédateurs naturels pour réguler la population.
Il existe plusieurs espèces de pucerons : le puceron cendré du pommier, le puceron vert du pêcher, le puceron des épis de céréales, le puceron du merisier à grappes, le puceron noir de la fève, le puceron cendré du chou, le puceron vert du prunier…
Pourquoi les fourmis protègent-elles les pucerons ?
Il est fréquent d’observer une cohabitation étroite entre la coccinelle, le puceron et la fourmi. En effet, en suçant la sève de vos plantes, le puceron excrète une substance très sucrée et collante appelée « miellat ». Les fourmis en sont extrêmement friandes.
Pour s’assurer un accès constant à ce nectar, les fourmis « élèvent » les pucerons. Elles les déplacent vers les meilleures jeunes pousses et, surtout, elles les défendent farouchement contre toute attaque. Ainsi, si vous voyez des fourmis patrouiller sur vos tiges, c’est souvent le signe annonciateur d’une colonie de pucerons bien installée.
Comment reconnaître notre alliée, la coccinelle ?
La coccinelle est l’insecte auxiliaire par excellence. La plus commune dans nos jardins européens est la Coccinella septempunctata, qui arbore une carapace rouge vif ornée de sept points noirs. Cependant, il existe d’autres espèces indigènes, comme la coccinelle à deux points, qui peuvent être noires avec des taches rouges, ou jaunes avec des points noirs.
*Photos : © insecte.org
Quel est son cycle de vie ?
Pour comprendre l’impact d’une coccinelle en tant qu’auxiliaire contre le puceron, il faut s’intéresser à son cycle de développement, qui comporte quatre stades :
- L’œuf : La femelle pond des petites grappes d’œufs jaunes et ovales (une cinquantaine en moyenne), généralement au dos d’une feuille, à proximité immédiate d’une colonie de pucerons.
- La larve : Après quelques jours, les œufs éclosent. La larve ressemble à une minuscule chenille allongée, de couleur gris-bleu ou noire, parsemée de petites taches orange ou jaunes.
- La nymphe : Après s’être gorgée de nourriture, la larve s’immobilise et s’accroche à une feuille pour se transformer.
- L’adulte : L’insecte parfait émerge, prêt à se reproduire et à chasser.
Pourquoi est-elle le meilleur anti-puceron naturel ?
Pour éliminer les pucerons naturellement, rien ne surpasse l’appétit de ce petit coléoptère. La coccinelle est utile pour lutter contre les pucerons à la fois à l’état larvaire et à l’état adulte. Elle agit comme un véritable régulateur biologique. Nous appelons la coccinelle un “auxiliaire” de lutte contre les pucerons : c’est-à-dire une espèce qui aide naturellement à réguler la présence d’une autre (considérée comme néfaste par l’humain).
Combien de pucerons par jour mange une coccinelle ?
- Une coccinelle adulte mange entre 50 et 100 pucerons quotidiennement.
- Tandis qu’une larve de coccinelle mange entre 150 et 250 pucerons par jour !
En tant que prédateur du puceron, elle constitue donc l’anti-puceron naturel le plus efficace pour vos plantations.
Faut-il acheter des larves ou des œufs ?
Si votre jardin subit une attaque massive et que l’écosystème local ne suffit pas, il est possible d’acheter ces insectes spécialisés dans la lutte biologique. Mais que choisir entre les larves ou les œufs de coccinelle ?
- Les larves : Elles sont recommandées pour une action rapide. Elles ne volent pas et restent donc sur la plante où vous les avez déposées, nettoyant méthodiquement le foyer d’infestation.
- Les œufs : Ils sont souvent moins onéreux, mais nécessitent de patienter quelques jours avant l’éclosion. De plus, ils sont vulnérables aux prédateurs et aux intempéries avant de se transformer en larves.
Le conseil de votre expert paysagiste : Assurez-vous d’acheter des espèces locales (comme Adalia bipunctata) et fuyez la coccinelle asiatique (Harmonia axyridis), qui est devenue une espèce invasive menaçant notre biodiversité locale.
Quelles pratiques pour attirer et retenir les coccinelles ?
L’achat d’insectes doit rester une solution ponctuelle. Chez Lelievre, notre objectif est de concevoir pour nos clients des départements 77, 93 et 94 des aménagements durables qui favorisent la présence spontanée de la faune utile.
Voici nos préconisations pour attirer naturellement les coccinelles :
- Plantez des essences variées : Les coccinelles adultes consomment aussi du pollen et du nectar. Les fleurs simples comme les ombellifères (fenouil, carotte sauvage), la bourrache ou les capucines sont d’excellents aimants.
- Acceptez quelques « mauvaises herbes » : Garder une petite zone sauvage avec des orties permet aux premiers pucerons du printemps de s’installer sans danger pour vos cultures, ce qui attirera les premières coccinelles qui se reproduiront ensuite dans votre jardin.
- Bannissez les pesticides : Le moindre produit chimique, même dit « doux », anéantira l’ensemble de votre faune auxiliaire.
Comment aider les coccinelles à passer la saison froide ?
Pour qu’un aménagement nécessite peu d’entretien sur le long terme, il faut que l’écosystème soit autonome d’une année sur l’autre. Savoir comment les aider à passer l’hiver est donc primordial pour garantir leur présence au printemps suivant.
À l’automne, les coccinelles adultes cherchent des refuges secs et à l’abri du gel. Vous pouvez les aider en :
- Laissant quelques tas de feuilles mortes dans les massifs (ce qui protège aussi les racines du froid).
- Conservant des tiges creuses de plantes vivaces (ne taillez pas tout à ras avant l’hiver).
- Installant un fagot de bois mort ou des bûches percées dans un coin tranquille de votre terrain.
La réussite d’un beau jardin passe par la compréhension de son écosystème. Si vous souhaitez repenser vos espaces verts pour les rendre plus résilients, écologiques et adaptés à vos usages, faites appel au savoir-faire de Lelievre.
Nos équipes se déplacent dans l’est parisien (Val-de-Marne, Seine-Saint-Denis, Seine-et-Marne) pour l’entretien de vos massifs, la taille de haies ou la mise en place de traitements biologiques.
Besoin de vous débarrasser des nuisibles ?
Faites intervenir des experts du paysagisme Zéro Phyto : obtenez un jardin sain et en croissance, à l’aide de méthodes écologiques prouvées.
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